À condition de quelques concessions horaires, l’organisation de séances de travail autonome est extrêmement simple et démontre très vite son efficacité.

Prenons en exemple la situation idéale, libre au lecteur intéressé d’adapter selon l’espace de liberté qui lui est laissé* : 5h par semaine, au sein de son horaire, l’élève n’a pas cours de math, cours de français, etc. mais « travail autonome ». Durant ces heures, l’élève peut travailler sur ce qu’il désire, mais il a reçu de chacun de ses professeurs un plan de travail individualisé reprenant les différents objectifs à atteindre en une durée donnée. Ces objectifs peuvent être de l’ordre du dépassement (lecture de livre, recherches personnelles…), de la création (illustration du cours, d’un chapitre, panneau pour la classe, rédaction sur un thème imposé ou non…) ou de la réalisation d’exercices (soit pour découvrir seul une matière, soit pour approfondir une matière déjà vue en classe).

Pour cette dernière catégorie de tâches, l’élève a à disposition dans la classe un registre de fiches d’exercices, accompagnées de leur correctif et d’autres outils éventuellement utiles. Lorsqu’il estime s’être suffisamment exercé pour atteindre l’objectif demandé par l’un de ses professeurs, celui-ci se manifeste auprès de l’enseignant et peut alors passer l’évaluation concernée.

L’autonomie, la responsabilisation, l’auto-évaluation, la gestion du temps sont autant d’avantages côté élèves, l’enseignant ayant qui plus est de son côté plus de temps à consacrer aux élèves en plus grande difficulté.

Mon établissement ne propose de travail autonome que pour les cours de français, néerlandais, mathématique et sciences, je sacrifie donc très tôt dans l’année l’une de mes quatre heures de cours hebdomadaires au profit de séances de travail autonome exclusivement tournées vers le latin.