Ce n’est pas tout d’avoir la connaissance grammaticale qui permet d’obtenir une traduction sensée : restent les hypothèses à confirmer, le choix du mot juste, de la tournure qui rendra le plus hommage au texte original, etc. Un travail malheureusement souvent relégué au second plan vu les impératifs  liés au temps scolaire. La traduction « à la chaîne » offre une expérience collaborative qui place ces questions au centre du processus.

Fonctionnement :

Au sein du groupe, chaque élève est responsable de la traduction de la partie qui lui a été attribuée dans un temps donné.

Au terme du délai imposé, chacun remet sa préparation au voisin et doit remplir deux objectifs : recopier la traduction de l’extrait qu’il vient de travailler, ainsi que corriger la traduction de l’extrait nouvellement reçu. Pour cette deuxième tâche, la réflexion devient tout autre que celle de la traduction : il s’agit d’émettre une critique sur une traduction déjà composée.

Le temps imposé écoulé, la même démarche reprend de tour en tour, jusqu’à ce que chacun se trouve avec une version du texte entièrement traduit face à lui.

Dernier tour : les feuilles reviennent à leur premier rédacteur qui découvre les corrections successives de son extrait et en tient compte pour finaliser une traduction personnelle.

Selon le niveau des élèves et la dynamique de groupe, l’activité peut se clore par un débat lors duquel chaque membre doit se mettre d’accord sur une seule et unique traduction finale à remettre à l’enseignant.

Intérêt :
Traduire et améliorer la traduction d’un texte non vu

Groupes :
Au moins autant d’élèves que de morceaux découpés du texte

Temps :
1 à 2h de cours

Matériel :
Un texte non vu, découpé en morceaux de longueur et/ou niveau similaire(s)

Exemples :

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